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Le sexe, un fruit défendu ?

Le sexe, un fruit défendu ?

Il faut croire qu’en 2016,  malgré  le phénomène de l’internet, de l’accès  facile à la pornographie et à l’information venant de toute part, beaucoup de couples demeurent prisonniers d’un engrenage routinier qui mène souvent à l’ennui qui peut, dans certains cas, provoquer des écarts  d’infidélité ou pire, mener à la scission de l’union.

Lorsque nous faisons référence aux différents rapports écrits sur les pratiques et comportements sexuels   ( voir les auteurs : Hite, Wolfe, Laumann, Michael, Kolota), les couples  contemporains sont loin de ressembler à nos stars du porno et pratiquent encore une sexualité que l’on pourrait qualifier de très sage, voire même banale ou  monotone et le plus souvent dépourvue d’éclat, comme si les amants étaient confinés à  une zone obscure nourrie par l’ignorance.

Il peut sembler difficile de croire que dans nos pays industrialisés,  74% des relations sexuelles entre partenaire de sexes opposés  se limitent encore à la seule position, dite du missionnaire, et  que la plupart du temps les ébats amoureux se  déroulent dans la noirceur.  Il est tout aussi difficile de concevoir que la majorité des femmes n’arrivent jamais à obtenir d’orgasme pendant les  47 minutes allouées  en moyenne, à la relation sexuelle. Malgré ces faits reconnus, les habitudes et les comportements tardent à changer.

Il est certain que l’éducation judéo-chrétienne qui nous a été transmise,  joue un rôle important dans l’absence de connaissance que nous avons de la sexualité en général et de  la nôtre en particulier.  Si  la sexualité a  longtemps été réservée à la seule procréation et que l’ensemble des plaisirs sexuels aient été fortement réprimés,  on ne peut s’étonner que les conséquences  aient été désastreuses sur l’épanouissement  sexuel des individus ainsi que sur leurs relations  intimes.

La curiosité en matière sexuelle qui  fut jadis érigée au rang de péché ainsi que les fantaisies lubriques qui  étaient perçues par  l’église comme sataniques ont laissé des traces indélébiles dans l’inconscient collectif. Il y aurait  donc  un réellement besoin pour  ces modes d’emploi  ou ces formations bien documentées  qui permettent aux couples, finalement, de comprendre et d’accepter leur sexualité afin qu’ils  s’engagent  dans des relations sexuelles   jouissives où l’imaginaire trouve  enfin l’espace pour s’exprimer.

Alors que nous évoluons dans un environnement  qui prône le sexe à tous vents et où nous sommes témoins par le biais de la pornographie,  d’activités sexuelles débridées, nos habitudes sexuelles  encore privées de créativité exigent une véritable révolution!

Il n’est plus permis de chercher d’excuses ou de se réfugier dans l’ignorance, tous les outils utiles pour nous apprendre à enrichir, à colorer et  à pimenter notre sexualité sont disponibles et facilement  accessibles. Le seul obstacle  freinant le rapprochement et l’épanouissement des amants demeure l’individu lui-même. Au-delà des craintes et de la méconnaissance existe une sexualité libre et audacieuse.